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Pourquoi choisir un.e psy féministe ?

Le féminisme n’est pas une opinion, mais une analyse scientifique et historique des inégalités de genre. Il vise à documenter, comprendre et démanteler les mécanismes de discrimination et d’oppression subis par les femmes.

Comme vous, les psychologues ont grandi et ont été formés dans un monde imprégné de normes et de valeurs genrées. Nous ne sommes pas immunisé.e.s contre les préjugés ! Si les thérapeutes ne questionnent pas leur vision du monde, leur pratique est évidemment affectée par des stéréotypes et des biais. Notre lecture de certains comportements, les solutions que nous proposons et même notre posture au sein de la relation thérapeutique peuvent donc perpétuer une forme d’oppression.

Notre société patriarcale nous expose à des violences sexuelles, physiques, psychologiques et économiques et façonne nos expériences. Alors que la thérapie devrait être un espace de reconstruction, un psychologue qui ne contextualise pas vos expériences et ne connais pas ses biais risque d’amplifier des sentiments de honte, de culpabilité et d’isolement. Un.e thérapeute féministe est équipé.e pour déconstruire les stéréotypes et les normes qui peuvent entraver votre guérison.

À mon sens, la psychothérapie neurobiologique, qui repose sur la compréhension du système nerveux, est profondément féministe. Elle permet de sortir d’une lecture individualisante et culpabilisante de vos comportements, pour les replacer dans leur fonction d’adaptation et de survie dans un environnement menaçant. Les réponses de figement, l’emprise ou encore la dissociation — souvent mal comprises et jugées — sont reconnues comme des stratégies automatiques et intelligentes. Mon approche valide votre expérience et normalise vos réactions, tout en vous permettant de retrouver progressivement vos ressentis et votre capacité d’agir.

Par exemple :

Vous subissez des violences conjugales depuis plusieurs années. Vous pleurez beaucoup, mais vous excusez votre partenaire et restez avec lui.

Si votre thérapeute ne comprend pas la culture patriarcale qui normalise la violence à l’égard des femmes et entrave leur autonomie, il risque d’aborder votre vécu comme un incident isolé. S’il ne prend pas en compte le fait que votre système nerveux peut ne pas reconnaître certaines situations comme dangereuses, ou ne pas parvenir à activer des réponses de protection, il pourrait suggérer — explicitement ou implicitement — que vous portez une part de responsabilité dans ce qui vous arrive.

Au lieu de reconnaître la violence comme un problème sociétal et de vous expliquer l’intelligence adaptative du corps, ce type d’accompagnement risque de renforcer la culpabilité et la confusion. Les conséquences d’une telle prise en charge peuvent être profondément déstabilisantes.

Un accompagnement thérapeutique féministe et éclairé, au contraire, reconnaît les violences conjugales comme un phénomène sociétal et structurel. Il vous aide à déconstruire les mythes et stéréotypes qui banalisent la violence, et à comprendre les mécanismes de l’agresseur pour mieux vous en protéger. Vous êtes accompagnée à ressentir, comprendre et réhabiliter les réponses de votre corps, en redonnant du sens à vos réactions. Dans un cadre sécurisant, respectueux de votre rythme, vous pouvez progressivement retrouver vos capacités de discernement et vous mettre en action.

Ma posture permet d’offrir un espace sûr où la parole est libérée de toute culpabilisation.

Interroger sa/son thérapeute lors du premier entretien est donc une démarche d’autonomie et de self-care. Vous avez le droit de choisir un.e thérapeute dont les valeurs et convictions résonnent avec les vôtres et garantissent votre sécurité.